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20/08/2010

Les retombées des cendres

Cela fait déjà 4 mois que le nuage de cendres provenant du volcan islandais Eyjafjöll avait causé une pagaille pour les controlleurs du trafique aérien, ainsi que tous les voyageurs empruntant les voies des airs.

Nuage cendres Islande.jpg

Il semble que la situation, du point de vue indemnisation n'est toujours pas claire.

En effet, de nombreux usagers attendent toujours patiemment (enfin presque), de recevoir une compensation pour les dommages dûs au retard ou annulation de leur vol, ainsi que les frais encourus pour l'hôtel, le co-voiturage et/ou la location de voiture, qui leur avait alors permis de se loger et de se rendre à destination. Des choses auxquelles, il n'y avait pas d'alternative en raison d'un incident incontrollable et naturel.

Les gens commencent à parler de leur galère et d'un parcours du combattant durant cet épisode mémorable. Mais désormais, c'est le second volet qui est d'actualité. Les conseillers juridiques sont appelés à la rescousse pour démêler les fils et faire le tri, afin que les voyageurs frustrés soient écoutés et reçoivent une indemnité totale (ou au moins partielle).

Y aurait-il une discrimination suivant l'origine des vacanciers ? Les clients Belge semblent bien avoir été pris en charge, alors que les Français furent ballotés d'un hôtel à l'autre et uniquement la première nuit fut payée par l'agence de voyage.

Magré un contrat d'assurance qui stipule une couverture totale, Mr X a dû faire intervenir avocat et tout le toutim car chacun se renvoi la balle et rejette la responsabilité malgré des relances régulières par courrier.

Un autre témoignage par Mr & Mme Z, affirment qu'à ce jour aucune compagnie ne veut prendre la responsabilité de rembourser ne serait-ce qu'une partie des frais encourus (1.100 Euros, ainsi qu'une perte de salaire d'une semaine). Une communication difficile à établir.

Consternant tout cela, surtout lorsque l'on prône que la communication est la clé à tous les problèmes.

Il y a la scène finale d'un film Français qui me rappelle cette situation...une sorte de pensée philosophique.

 

11:01 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volcan, nuage de cendres

22/04/2010

Il y a toujours des gagnants

Pas ou peu d’avion en Europe pendant six jours : la pagaille dans le ciel européen a désorganisé tout un pan de l’économie et aura d’importantes conséquences financières.

Mais certaines entreprises peuvent dire merci au volcan islandais.

File d'attente aeroport.jpg

De l’Eurostar aux compagnies de ferries et location de voitures en France comme à l'étranger, voici un tour d’horizon des secteurs qui ont bénéficié indirectement de la fermeture des aéroports.

Évidemment, de manière générale, la paralysie du trafic aérien a un impact économique négatif. Outre les compagnies aériennes et les tour-opérateurs qui ont subi de lourdes pertes, plusieurs secteurs pâtissent de la situation : le frêt, l’export ou encore l’industrie automobile, les stocks de pièces étant épuisés.

Mais la fermeture des aéroports a eu un autre effet : tous les voyageurs se sont dirigés vers les autres moyens de transports, qui ont vu leur fréquentation grimper en flèche. Les routes, tout d’abord. Eiffage et Abertis, deux concessionnaires d’autoroutes, ont fait savoir que leur activité avait nettement augmenté. Les voyageurs se sont rués pour louer des voitures et de ce fait, la demande fut plus importante que l'offre et le marché fut déstabilisé.

Les compagnies de taxi ont enregistré des demandes pour le moins inhabituelles, comme un Paris-Bologne qui a coûté 2.000 euros à quatre Italiens qui voulaient absolument rentrer chez eux.

Les trains, ensuite. Les liaisons entre la France et le Benelux, l’Allemagne, la Suisse ont été renforcées. 80.000 places supplémentaires d’Eurostar sont disponibles entre Paris et Londres cette semaine. En conséquence, les actions Eurotunnel ont gagné lundi 5%.

Les ferries, enfin. La compagnie Brittany Ferries a vu son trafic vers l’Angleterre augmenter de 30 % au départ de Caen, Cherbourg et Saint-Malo. Son homologue britannique P&O a embarqué en fin de semaine dernière 6.000 passagers piétons, contre 100 à 200 seulement en temps normal.

De nombreux étrangers bloqués en France ont également profité de la fermeture des aéroports pour faire du tourisme, notamment en Normandie, en Picardie ou dans la Baie de Somme.

 

 
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